Création 24/03/2026

Oxytropidoceras (Mirapelia) mirapelianum – Autre spécimen

profil
detail
Oxytropidoceras (Mirapelia) mirapelianum n° CP-721
Mensurations D mm H/D E/D O/D H/E
CP-130 20,3 0,43 0,36 0,26 1,19
CP-721 106 0,51 0,36 0,23 1,42

Age Origine
Formation Pariatambo
Zone péruvienne à ulrichi
Début de l'Albien moyen
Baños del Inca
Région Cajamarca
Pérou

Description. Belle ammonite dans un bloc de black shale, avec une face dégagée et des restes de test dans l'ombilic, sans sutures visibles. Les tours elliptiques comprimés se recouvrent de moitié. Ils portent une carène ventrale élevée, pincée, lisse et tranchante, manquante sur le dernier quart de tour. Le ventre est un peu aplati si on ignore la carène. Le mur ombilical à 50° s'arrondit vers le flanc sans épaule nette. Sur le dernier tour, 28 côtes simples et régulièrement espacées naissent fines et tranchantes à la suture ombilicale. Un peu proverses sur la paroi de l'ombilic, elles se redressent sur les flancs pour finir sur le ventre, en laissant une bande lisse et étroite le long de la carène. Sur les flancs, les côtes sont un peu rétroverses, avec une ligne de crête droite ou à peine sigmoïde. Elles s'élargissent et s'épaississent progressivement en direction du ventre, avec une pente avant concave et une pente arrière moins forte et convexe. Les terminaisons ventrales arrondies sont particulièrement larges.

Remarques. Exemplaire très ressemblant au n° MNHN-5758 de la collection d'Orbigny, provenant de Clars (Var) et illustré par Cooper (1982, p. 287, fig. 14D-E). Selon Robert (2002), cette espèce connue dans le sud-est de la France est peu fréquente au Pérou, où elle n'a été découverte qu'à Baños del Inca et Yanarajo. Trois Oxytropidoceras péruviens sont plus répandus dans les black shales de la formation Pariatambo. O. (Mirapelia) douglasi Knechtel, 1947, a des flancs plus convexes, sans épaules ventrales nettes, un mur ombilical plus abrupt et des côtes plus flexueuses à extrémités moins élargies (voir sa fiche). O. (Manuaniceras) carbonarium (Gabb, 1877) a de nombreuses côtes fines, serrées et aplaties. Il définit la zone d'ammonite qui suit celle à ulrichi. O. (O.) peruvianum (von Buch, 1839) a une section en amande, à flancs plus convergents et ventre plus étroits, et des côtes fines sigmoïdes avec des espaces intercostaux un peu plus larges.