Création 24/08/2023
Maj 23/09/2023

Genre Lyelliceras Spath, 1921

pseudolyelli ventre
lyelli ventre

Description. Genre atteignant 10 cm, à ombilic large et peu profond. Les tours peu recouvrants augmentent lentement en hauteur, avec une section déprimée (réniforme) à comprimée (rectangulaire ou elliptique). Les côtes, radiales et droites, ont sur chaque flanc un tubercule ombilical, un latéral et un ventrolatéral. Elles sont opposées ou bien alternes de chaque côté du ventre, qui porte des tubercules siphonaux au moins aussi nombreux que les ventrolatéraux. Dans le premier cas, chaque côte traverse le ventre en ligne droite, en passant par un tubercule siphonal. Dans le second, des côtes bifurquent sur le tubercule ventrolatéral pour relier deux tubercules siphonaux, ce qui donne des zigzags irréguliers sur le ventre (Latil, 1994; Kennedy & Klinger, 2008a). Les quatre tubercules par flanc (en comptant le siphonal) sont déjà présents vers 10 mm. La suture est peu découpée, avec des selles rectangulaires à petite incision médiane, et des lobes également rectangulaires mais plus étroits. Espèce-type Ammonites lyelli d'Orbigny, 1841. Genre rencontré de l'Albien inférieur (zone à steinmanni) jusqu'au début de l'Albien moyen (zone à benettianus). Distribution : Europe de l'Ouest, Afrique du Sud, Madagascar, Iran, Pakistan, Mexique, Colombie, Pérou, Vénézuela.

Principales espèces. Selon Amédro et al. (2014), Lyelliceras vaasti Destombes, Juignet & Rioult, 1974, est le représentant le plus ancien et le plus rare (zone à steinmanni). Sa section un peu comprimée à flancs plats porte des côtes alternes, avec des tubercules latéraux à mi-flanc. Une côte ventrale en zigzag relie les tubercules ventrolatéraux et porte des tubercules siphonaux, plus nombreux mais discrets. L. pseudolyelli (Parona & Bonarelli, 1897) lui ressemble, mais sa section est arrondie, ses tubercules siphonaux plus forts, et ses tubercules ombilicaux et latéraux tendent à migrer vers le haut, transformant ces derniers en véritables tubercules ventrolatéraux internes (cliché du haut à gauche). L. hirsutum des mêmes auteurs est un variant plus robuste, tandis que L. huberianum (Pictet, 1847) est un variant à côtes plus espacées et forts tubercules ventrolatéraux. L. lyelli (d'Orbigny, 1841), plus récent, a une section arrondie, des côtes opposées traversant le ventre et des tubercules ombilicaux, ventrolatéraux internes, ventrolatéraux externes et siphonaux (cliché du bas à gauche, avec une petite malformation à mi-hauteur). L. lyelli var. ornatissima Ciry, 1927, en est une forme épaisse.

Remarques. Ce genre, qui descend des Tegoceras selon Amédro et al. (2014), a une grande valeur stratigraphique. En effet, L. pseudolyelli et L. lyelli définissent les deux sous-zones de la zone à benettianus, l'Albien moyen débutant avec la zone à lyelli. Des formes à 2 ou 3 tubercules par flanc (en comptant le siphonal), fréquentes en Amérique du Sud (Colombie et Pérou), ont longtemps été considérées comme des Lyelliceras. Elles sont aujourd'hui rattachées au genre Prolyelliceras (voir sa fiche).



Lyelliceras (2) lyelli pseudolyelli