Création 12/08/2023
Maj 30/08/2023

Genre Eodouvilleiceras Casey, 1961

Description. Selon Wright (1996) et Bogdanova & Mikhailova (2016), genre évolute avec des tours recouverts environ au 1/3, à section déprimée, réniforme ou hexagonale. Ombilic à paroi haute, abrupte et lisse. Présence de côtes radiales, non divisées, portant sur chaque flanc un petit tubercule ombilical, un latéral plus fort et un ventrolatéral protubérant. Les côtes s'affaissent sur la ligne siphonale en donnant l'impression d'un sillon, mais le ventre n'est pas creusé entre les côtes. Avec la croissance peuvent apparaitre des intermédiaires plus faibles. Tardivement, les tubercules ventrolatéraux se divisent en 2 ou 3 clavi pincés dans le sens de la spire. Aptien supérieur (Clansayésien) et Albien inférieur. France, Russie (Caucase), Turkménistan, Japon, Californie, Vénézuela et Colombie.

horridum
clansayense

Quelques espèces. Klein & Bogdanova (2013) listent 14 espèces. L'espèce-type choisie par Casey (1961b, p. 191) est Douvilleiceras horridum Riedel, 1938. L'holotype de 68 mm, reproduit dans Kennedy & Klinger (2015) et sur le cliché en haut à gauche, montre 18 côtes saillantes et espacées mais assez fines, sans intercalaires, encore fortes sur le ventre. Les tubercules ventrolatéraux se divisent en 2 sur le dernier demi-tour. Casey (1962, p. 261) figure un spécimen de 59 mm assez différent, avec 17 côtes à tubercules plus gros et non divisés, suivies chacune d'une intercalaire plus fine sur le dernier demi-tour. Ces deux spécimens de Colombie ont un niveau stratigraphique incertain mais sont supposés aptiens. Etayo-Serna (1979) a créé E. pedrocarvajali, une autre espèce colombienne connue seulement dans l'Albien inférieur. Il écrit que l'exemplaire de Casey (1962) s'y rattache.

Bogdanova & Mikhailova (2016) décrivent trois espèces du Clansayésien du Caucase. E. clansayense (Jacob, 1905), trouvé aussi dans le sud-est de la France, possède des côtes espacées à tubercules plus rapprochés et non divisés, avec de rares intercalaires (cliché en bas à gauche). C'était un Douvilleiceras pour Jacob. Certains auteurs en font un Epicheloniceras mais ce genre ne monte pas dans le Clansayésien (Aptien terminal). E. badkhyzicum Urmanova, 1962, connu à l'état de fragments, a des côtes serrées à tubercules bifides, sans intercalaires. Enfin, E. trituberculatum Sakharova, 1985, a des côtes serrées à tubercules trifides. Il a des intercalaires mais elles disparaissant vers 35 mm.

Remarques. Ce genre fait transition entre les Epicheloniceras de l'Aptien moyen, à tubercules ventrolatéraux moins hauts et jamais divisés, et les Douvilleiceras de l'Albien inférieur. Ses espèces ressemblent à D. inaequinodum (voir sa fiche), sauf que ce dernier a déjà 6-8 clavi par flanc vers 5 cm. Selon Latil (2011) puis Kennedy & Klinger (2015), les Eodouvilleiceras ne seraient que des Douvilleiceras parcourant plus lentement les stades de croissance (phases d'apparition des tubercules et clavi) et l'origine aptienne de E. horridum serait douteuse. Nous ne suivons pas leur avis, car ils passent sous-silence les espèces indiscutablement aptiennes des auteurs russes et géorgiens. De plus, les vrais Douvilleiceras apparaissent plus tard, en haut de la zone à tardefurcatas de l'Albien inférieur.



Eodouvilleiceras (1) aff. pedrocarvajali