Création 22/05/2023
Maj 15/08/2023

Genre Cleoniceras Parona & Bonarelli, 1897

cleon profil
devisense profil

Description. D'après Casey (1966) et Wright (1996), le genre Cleoniceras rassemble des ammonites discoïdes, comprimées et involutes, avec un ventre étroitement arrondi à tranchant. Les côtes sigmoïdes ou falciformes sont issues par 1 à 4 de bulles ombilicales et se divisent à mi-flanc, avec éventuellement des intercalaires plus courtes. Elles sont souvent atténuées sur le ventre et tendent à disparaïtre en fin de croissance. Espèce-type Ammonites cleon d'Orbigny, 1850. Genre de l'Albien inférieur et au début de l'Albien moyen en Europe de l'ouest, Transcaspie, Madagascar, nord-ouest de l'Inde, Alaska et Canada (Colombie Britannique).

Citons seulement les deux sous-genres présents en Europe. Cleoniceras sensu stricto, type C. (C.) cleon (d'Orbigny, 1841), a des bulles ombilicales pendant sa croissance et son ventre n'est jamais tabulé. Son âge et sa distribution géographique sont celles du genre. Le sous-genre Neosaynella Casey, 1954 (type C. (N.) inornatum Casey, 1954), plus rare, n'a pas de bulles ombilicales et ses côtes sont faibles, souvent de vagues croissants sur la partie externe des flancs. Son bord ombilical est anguleux et le ventre est étroitement tabulé chez le très jeune, puis tranchant, et finalement arrondi. Il est restreint à l'Albien inférieur d'Angleterre, France, Transcaspie et Alaska. Destombes (1979) a proposé un sous-genre Cleonella pour les formes à côtes falciformes comme C. (C.) floridum, mais Owen (1988) le juge inutile.

Principales espèces du sous-genre Cleoniceras. C. cleon (d'Orbigny, 1841) se reconnait aisément par sa section très haute (H/E ≈ 2) à ventre tranchant et ses côtes assez faibles (cliché du haut). Quatre formes voisines sont plus épaisses, avec un ventre arrondi et des côtes plus fortes : C. devisense Spath, 1925 (cliché du bas); C. floridum Casey, 1961; C. janneli (Parent, 1893); C. quercifolium (d'Orbigny, 1841); et C. seunesi Bonarelli, 1921.

Remarque. C. (C.) floridum définit la zone d'ammonite entre celles à kitchini et puzosianus dans l'Albien inférieur. Dans l'Aube, les Cleoniceras vont de cette zone jusqu'à la sous-zone à pseudolyelli de la zone à benettianus. Certaines "espèces" sont très ressemblantes et trop peu d'exemplaires ont été récoltés, ce qui fait que leurs stades de croissance et leurs extensions verticales sont inconnus. De plus, le dimorphisme sexuel est encore peu étudié. C'est pourquoi Matrion dans Colleté (2010) pense qu'une révision du genre est nécessaire. Pour terminer, signalons que la plupart des "Cleoniceras" malgaches vendus sur le web ont des côtes nettes mais pas de tubercules ombilicaux : ce sont en fait des Aioloceras, voir nos fiches pour ce genre et trois de ses espèces.



Cleoniceras (Cleoniceras) (3) cleon devisense madagascariense